A Nightmare on Elm Street (1989 – Plateforme)

A NIGHTMARE ON ELM STREET

1989
Studio : Rare
Editeur : LJN
Genre : Plateforme
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : Émulateur
Existe sur : NES

Synopsis : Le joueur va devoir se frayer un chemin dans différents niveaux pour collecter les os de Freddy Krueger et mettre un terme à la menace qu’il représente.

Avant de trouver ses lettres de noblesses en développant des jeux devenus cultes sur Nintendo 64, comme Goldeneye, Perfect Dark, Conker’s Bad Fur Day ou encore Banjo Kazooie, le développeur Rare faisait ses premiers pas au milieu des années 80, déjà chez Nintendo, sur la NES, notamment avec des jeux de sports. Puis vint la fin des années 80, et le développeur décida de se diversifier. Jeux d’aventure avec Qui Veut la Peau de Roger Rabbit, plateforme avec Ironsword : Wizards and Warriors 2, simulateur avec Silent Service, jeux de tirs avec Cabal. Puis vint cette adaptation de A Nightmare on Elm Street sur NES, tandis que Monarch Software développa au même moment un autre jeu adaptant l’univers, mais pour Commodore 64 et PC. Ici, un banal jeu en 2D, où le joueur incarne un adolescent qui va devoir collecter les os de Freddy Krueger dans plusieurs niveaux et arriver jusqu’à la chaufferie pour s’en débarrasser. Détail intéressant, il est possible de jouer à quatre joueurs en même temps. Par contre, en se renseignant un minimum, Rare prévoyait au départ de nous faire jouer Freddy Krueger pour tuer des jeunes. Mais il faut croire que la polémique du jeu Massacre à la Tronçonneuse en 1983 et son flop financier était encore trop proche pour se permettre cette fantaisie.

Le but est donc simple, il va falloir évoluer dans plusieurs niveaux à la difficulté croissante pour récupérer des os. À la fin de chaque niveau, un boss, qui une fois terrassé, nous donnera une clé nous permettant d’aller dans le niveau suivant, et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeu. Alors, que vaut dans les faits ce jeu Freddy ? Et bien si le jeu n’est pas mauvais en terme de technique, surtout si on le compare au jeu Friday the 13th de la même année, il n’a que peu de choses à voir avec la saga de Freddy, à l’exception des boss de fin de niveaux. L’on se déplace dans la ville, rentrant de maisons en maisons, et une fois dans les maisons, nous voilà à évoluer en 2D sur plusieurs étages en récupérant les os de Freddy. Jusque là, ça va. Les ennemis ? Des chauves-souris, araignées, mouches et des rats. On aura même des policiers… Oui, on se demande dans quel opus de la saga ils ont vu ses ennemis, où si l’on a regardé les mêmes films, car moi je n’en ai strictement aucun souvenir. On avance donc dans des niveaux assez courts mais à la difficulté croissante pour récupérer des ossements en évitant ou tuant des ennemis qui n’ont pas grand-chose à voir avec la saga. Certains niveaux nous rappelleront la saga par contre, comme le cimetière de voiture du troisième et quatrième film.

Heureusement, que ce soit dans les graphismes, ses musiques ou sa maniabilité, le jeu tient plutôt bien la route et on peut y jouer avec plaisir malgré certains niveaux à la difficulté bien présente, et qui aura fait abandonner pas mal de joueurs à l’époque. En ce qui concerne les boss, le joueur affrontera bien évidemment Freddy, ou du moins une partie de lui, comme son gant qui se baladera à l’écran, ou sa tête volante, qui se baladera elle aussi un peu partout à l’écran. Dommage que ces boss ont tous les mêmes mouvements, rendant les affrontements plutôt faciles avec un poil de mémorisation. L’un des boss sera heureusement Freddy, dans sa vraie forme. Mais, et c’est bien là que le jeu déçoit. Si les niveaux deviennent de plus en plus compliqués, les boss eux restent très simples, et surtout, le dernier niveau pourrait être considéré comme une arnaque pure et simple, le joueur étant forcé d’affronter à nouveau tous les boss, les uns après les autres, jusqu’à arriver à la fameuse chaufferie, se débarrasser des ossements, et affronter une nouvelle fois Freddy dans sa forme la plus facile à vaincre.

Comme si les développeurs, en plus de prendre pas mal de libertés avec la saga dans le choix des ennemis et certains niveaux, en avaient tout simplement eu marre sur la fin, et avaient réutilisés tout ce qu’ils avaient fait jusque là pour conclure le jeu de manière répétitive. Et c’est dommage, car si le jeu a ses défauts, notamment des ennemis qui reviennent à l’infini pour ne jamais nous laisser souffler, même dans les niveaux les plus durs, et pas mal de libertés avec les films, il reste un jeu de plateforme sympathique et non dénué de qualités techniques, loin de là. Reste que contrairement à son ami Jason Voorhees, si Freddy Krueger aura eu des jeux sympathiques mais oubliables par le passé, on attend toujours son retour de nos jours, dans un jeu qui lui serait dédié et serait fidèle à la saga en tout point. Un jour peut-être…

Les plus

Solide techniquement
Les combats de boss, bien que simples
Un petit jeu sympathique

Les moins

La dernière partie qui recycle
Des libertés énormes avec la saga
Des niveaux super durs

En bref : Malgré ses libertés, le jeu n’est pas franchement mauvais, mais décevant par certains aspects, comme une difficulté mal dosée et son final. Mais en tant que jeu de plateforme, ça reste plutôt solide.

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