Resident Evil Revelations 2 (2015 – Survival Horror)

RESIDENT EVIL REVELATIONS 2

2015
Studio : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : Survival Horror
Multijoueur : Oui
Joué et testé sur : PS4
Existe sur : PC, X-Box 360, X-Box One, Playstation 3, Playstation 4

Synopsis : Alors à une soirée, Claire Redfield et Moira Burton sont capturées. Elles se réveillent dans une prison avec un bracelet étrange. Une voix de femme les guide, et elles vont découvrir l’horreur. Barry Burton, le père de Moira, débarque sur l’île pour retrouver sa fille et va découvrir ce qu’il se passe en compagnie de la jeune Natalia.

En 2015, qui attend encore quelque chose de la saga phare de Capcom, Resident Evil ? Il faut dire que la saga ne cesse de décevoir d’épisodes en épisodes depuis son quatrième et monumental opus, datant tout de même déjà de 2005. Le cinquième opus n’aura été qu’un jeu d’action plaisant mais s’éloignant de l’univers de base, tandis que le sixième opus sera une catastrophe. Le premier Revelations avait quelque peu rassuré les fans malgré de gros défauts, comme des changements fréquents de personnages, des phases moins passionnantes hors du bateau et un intérêt divisé par deux dans sa seconde partie. 2015 pour Capcom marque en début d’année l’arrivée de la version HD du premier opus, ayant fait exploser les ventes sur le store playstation en ayant le meilleur démarrage de tous les temps, et c’est en Février que débarque Resident Evil Revelations 2 au rythme d’un épisode par semaine, le tout sur un mois. Ce jeu, c’était la promesse d’un retour aux sources, la promesse de retrouver des personnages connus comme Claire Redfield (Resident Evil 2, Code Veronica) ou Barry Burton. Capcom joue la sécurité avant tout, comme ce fut toujours le cas (oui, RE4 reprenant Leon et Aya, le 5 reprenait Chris, le 6 un peu tout le monde, le premier Revelations reprenait Jill, on ne veut pas déboussoler le fan !). Bref, Revelations 2 se déroule entre Resident Evil 5 et 6, et première constatation au lancement du jeu, on a du bon, du beaucoup moins bon, et des surprises. La cinématique d’ouverture se montre d’un niveau correct, l’on retrouve Claire et l’on découvre Moira, et on apprend que Yamaguchi Yûdai (Meatball Machine, Dead Ball) réalise les cinématiques.

Puis le vrai jeu démarre, et là, première constatation, c’est moche ! Parfois même très moche et approximatif. Certaines textures sont baveuses, les noirs ont parfois bien du mal à paraître ténébreux et inquiétants, la modélisation est loin d’être exceptionnelle, encore moins pour les personnages, leurs animations moyennes… Oui, il va falloir s’y faire, Capcom lance un Revelations 2 à bas prix (25 euros avec le season pass), il ne s’agît que d’une suite de Revelations et non pas un Resident Evil 7, et les moyens ne sont pas les mêmes. Il va donc falloir passer outre l’aspect technique et quelques chutes de framerate pour se plonger véritablement dans le coeur du jeu. Comme annoncé, le jeu est découpé en 4 épisodes, eux-mêmes découpés en deux parties chacun, pour jouer d’un côté Claire et Moira, et de l’autre Barry et Natalia. Le premier épisode ne met pas vraiment en confiance. L’ouverture est expéditive puis nous catapulte dans l’aventure direct, il faut un temps d’adaptation pour l’aspect PS2 en HD que nous propose le titre, et la première partie n’est pas franchement passionnante ou innovante. On notera tout de même un excellent travail sur l’ambiance sonore, bien plus réussie que celle d’un Resident Evil 6, et sur les phases d’ambiance.

L’épisode 1 met pas mal de temps à démarrer, et enchaîne les erreurs, ce qui ne donne pas envie de continuer. Scénario assez vide et classique (qui a dit Resident Evil ?), graphismes rebutants, et quelques idées qui énervent. Pourtant, il y a aussi du bon. L’aventure se fait en binôme, avec possibilité de jouer à deux (en local seulement), et chaque personnage a ses capacités. Claire joue du flingue, tandis que Moira éclaire avec sa lampe et permet de dégager avec un pied de biche des portes bloquées. D’une simple pression sur triangle, on passe d’un personnage à l’autre. Malheureusement, ce système, certes bien pensé dans le fond, a des tares. Il faudra éclairer par exemple les objets avec Moira pour pouvoir les récupérer… Énervant. Les binômes semblent mieux pensés lorsque l’on joue avec Barry et Natalia. Natalia n’est qu’une enfant, et possède un don : celui de voir les ennemis à travers les murs. Le joueur a donc deux possibilités devant lui. Prendre le magnum et foncer dans le tas avec Barry ou se servir du don de Natalia pour se la jouer discret et tuer les ennemis par derrière. Malheureusement, si l’ajout de Natalia est un plus, le personnage étant plutôt attachant, on a l’impression de se retrouver devant un The Last of Us du pauvre.

Il faut véritablement attendre l’épisode 2 pour que Revelations 2 décolle et nous offre de bons moments, et que l’on retrouve un minimum l’ambiance des vrais Resident Evil, malgré les clins d’oeil un peu trop appuyés. Ne cherchez donc pas trop d’innovation dans les lieux, puisqu’on aura une prison, un petit village de pêcheurs (Resident Evil 4), des égouts (Resident Evil 2, 6 et d’autres). Pourtant, à quelques moments, Revelations 2 parvient à se trouver une vraie ambiance prenante, ce qui est assez surprenant vu les énormes défauts du jeu, et son lot de bugs (collisions et autres). L’épisode 2 regorgera de bonnes idées, que ce soit avec Claire et Moira ou Barry et Natalia. Et comme le jeu est découpé en épisodes eux-mêmes découpés en chapitres, Capcom se fait plaisir au niveau des rebondissements de fin. Si certains fonctionnent, d’autres peuvent carrément plomber un retournement de situation, comme celui de fin d’épisode 2, nous faisant penser que Capcom n’a vraiment plus d’idées (oui, ça y parle encore de Wesker bordel !). D’autres heureusement fonctionneront parfaitement, comme celui de fin d’épisode 3, qui annonçait vraiment de belles choses pour la suite de l’aventure.

Si l’aspect action est toujours autant présent, il faut avouer que Capcom essaye un minimum de retourner aux sources. Le maniement des personnages se fait un peu plus lourd et donc plus réaliste que dans le dernier opus, les esquives sont plus réalistes également, tout comme les autres mouvements et coups (finit les prises de kung-fu surréalistes et les sauts dans tous les sens). L’inventaire, bien que limité, est également mieux pensé que dans le 6, et lorsque l’action débarque, elle se fait moins Hollywoodienne et ratée que dans, toujours, le 6ème opus. L’ambiance en elle-même fonctionne à certains instants, alors que d’autres moments plombent carrément l’ambiance (les énigmes à répétitions dans l’épisode 3 de Barry, l’autodestruction avec compte à rebours pour Claire). Mais dans l’ensemble, le jeu souffle le chaud et le froid. Si le début se fait plutôt long à démarrer, l’épisode 2 frappe fort, tandis que l’épisode 3 commence très bien avec Claire et se fait vite redondant avec Barry. Qu’en est-il donc de son dernier épisode ?

À l’image du reste du jeu, il mélange bons moments et moments expédiés à la va vite. La partie avec Claire peut se boucler en 10 minutes chrono en main et n’achève pas grand-chose malgré sa situation chronologique dans l’ensemble du jeu. Quand à la partie de Barry, elle ne tente pas vraiment d’innover, enchaînant les clins d’oeil aux anciens opus de la saga, notamment le premier (ça tombe bien, il est disponible un mois avant sur les mêmes consoles), et nous forçant à faire de nombreux allers retours. Même son grand final sera encore une fois assez expéditif, même si certains moments s’avèrent plutôt osés et bienvenus. Et ce n’est pas l’ajout d’un mode commando, encore une fois, qui viendra changer la donne, ni même les deux DLC nous permettant d’incarner Moira et Natalia dans de nouvelles aventures. Tout en parvenant à faire mieux que le sixième opus, Revelations 2 se révèle bien trop bancal, bien que sympathique à faire, surtout qu’il est relativement court (7 heures suffiront).

Les plus

Quelques moments d’ambiance réussis

Un jeu finalement sympathique

Quelques bonnes idées

Les moins

Techniquement à la ramasse

Peu de nouveautés

Des moments vite expédiés

En bref : Sans être une catastrophe, Revelations 2 déçoit tout en se faisant sympathique. Il contient quelques bonnes idées, mais n’ajoute rien à la mythologie que le fan connait un peu trop bien, et souffre de gros défauts (techniques notamment).

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