Escape Dead Island (2014 – Aventures)

ESCAPE DEAD ISLAND

2014
Studio : Fatshark
Editeur : Deep Silver
Genre : Exploration d’île pleine de zombies
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : PS3
Existe sur : PS3 – X-Box 360 – PC

Synopsis : Un jeune photographe amateur et deux de ses amis arrivent sur l’île de Banoi toujours infestée de zombies afin de trouver un scoop. Il va donc falloir faire preuve de discrétion en prenant des photos afin de faire la vérité sur cette affaire tout en essayant de s’échapper de ce lieu de cauchemar.

Dead Island a été un succès. Il faut dire que malgré son aspect répétitif et un petit essoufflement en dernière partie de jeu, plus classique (après l’île paradisiaque, l’on visitait des lieux plus communs, comme une ville, des égouts, une prison, des classiques quoi), le jeu nous permettait de nous balader librement sur une île en zigouillant du zombie avec ce qui nous tombe sur le main. Si bien que les développeurs, Techland, nous ont livrés un Dead Island Riptide assez inutile bien que sympa. Et en attendant la sortie au printemps 2015 sur PS4 de Dead Island 2 et alors que Techland travaille sur Dying Light pour une sortie à la fin du mois, un nouveau studio, Fatshark, nous libre un épisode intermédiaire. Beaucoup de changements en vue, puisque de la vue FPS, on passe à une vue à la troisième personne, et que le graphisme est en cell shading.

On incarne Cliff, un petit jeune qui se ballade avec son appareil photo et qui va aller sur la fameuse île où il ne faut justement pas aller en compagnie de deux de ses amis. Après le bourrinage des premiers opus, ici, on se retrouve plus face à un jeu d’action / aventure, avec même des phases où il faudra se faire discret pour pouvoir exécuter les zombies en un coup par derrière. D’ailleurs, le jeu contient un prologue se déroulant deux jours avant les événements du premier jeu, où l’on jouera un Ninja devant s’infiltrer dans un labo secret avec un fort accent Russe, un prologue qui nous permet de nous familiariser avec les nouvelles commandes, comme s’accroupir, avancer doucement, changer d’armes avec la croix directionnelle. Si l’on sent dans l’inventaire que les développeurs veulent rester fidèle avec les épisodes originaux (on pourra assassiner des zombies avec un tournevis, on aura un katana, un fusil, un pistolet, certains objets seront améliorés au fur et à mesure de l’avancée), l’ensemble est bien plus limité. En gros, quatre armes et une autre pour tuer discrètement, et c’est tout.

Si le scénario est toujours aussi mince, les développeurs ont tentés de nous fournir quelque chose de différent, puisqu’outre la classique partie exploration de l’île, les phases de shoots mais également les phases d’infiltration (peu difficiles il faut avouer), le jeu propose des séquences hallucinatoires assez étranges, qui donnent un cachet supplémentaire au titre, du moins dans un premier temps. Il ne sera pas rare de voir des moments étranges, des discussions sortant de leur contexte, des containers tomber du ciel pour nous écraser, des décors qui se détruisent et des rochers sortir de l’eau et j’en passe. Escape Dead Island a probablement bénéficié d’une grande liberté dans sa création, et cela s’en ressent, même si tout cela n’amène pas toujours à quelque chose de consistant (un peu à l’image du jeu Killer is Dead par exemple). On a rapidement l’impression de devenir fou, comme le personnage principal, et on attend la finalité de tout ça. Le final (assez dur comparé au reste du jeu, puisque tout d’un coup, nous serons dans des petites zones avec TOUS les styles d’ennemis du jeu avec nous) ne pourra que décevoir. Pour coller également aux précédents Dead Island, on retrouvera l’un des personnages clés qui nous aidera pendant un temps par radio, et puis c’est tout.

On ne fait pas franchement le lien entre Dead Island et le futur Dead Island 2 avec cette histoire hallucinante (et hallucinogène). Bien que parfois un peu lourde, la prise en main du jeu se fait rapidement et sans accroche particulière. On peut courir, donner un coup de pied en courant, donner des coups légers, des coups lourds (mais qui laissent une ouverture aux zombies), se baisser, avancer discrètement (logique pour l’infiltration). Au niveau du contenu, c’est du classique pour un jeu d’aventure, avec un bon nombre d’allers retours, donnant un aspect parfois répétitif au jeu, surtout passé la moitié, où l’on a déjà exploré tous les recoins de l’île et où les hallucinations se font donc plus nombreuses pour tenter d’innover. Néanmoins, comme ces prédécesseurs, le jeu se laisse jouer sans accroches et on passe un bon moment, avec au moins quelques changements, innovations et un style graphique totalement différent. Loin d’être un grand jeu, mais sympathique.

Les plus

Des passages hallucinés

Le style graphique sympa

Prenant durant sa première partie

Les moins

Une seconde partie répétitive et qui va trop loin

Finalement peu de possibilités

Un jeu simple avec soudain des moments hyper durs

En bref : Un changement radical pour Dead Island, qui séduit au départ, puis trouve ses limites. Plaisant malgré une seconde partie répétitive et un final qui ne résout pas grand-chose.

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