Max Payne 3 (2012 – Action)

MAX PAYNE 3

2012
Studio : Rockstar Games
Editeur : Rockstar Games
Genre : Action
Multijoueur : Oui
Joué et testé sur : PS3
Existe sur : PS3 – X-Box 360 – PC – Mac

Synopsis : Après ses sombres aventures à New York, l’ex flic Max Payne sombre dans l’alcool et les cachets pour oublier son passé. Il accepte de partir avec son ami Passos au Brésil pour devenir garde du corps pour la riche famille Branco. Malheureusement, sa retraite dorée au soleil ne sera pas de tout repos, la femme de Victor Branco se faisant rapidement enlevée par un groupe terroriste. Max va reprendre des painkillers, un flingue dans chaque main, un verre de whisky et une dose de bullet time pour la ramener.

Max Payne 3, c’est le jeu qui prend son temps. On l’attendait depuis longtemps, et la licence passa de Remedy à Rockstar, ce qui pouvait faire peur. Car Rockstar sur PS3, c’est GTA 4, décevant (personnage et intrigue peu intéressants, univers moins poignants que Vice City ou San Andreas) ou encore Red Dead Redemption avec ses missions secondaires à l’eau de rose et son scénario vu et revu tout mignon au final. Rockstar qui reprend Max Payne donc ça faisait peur. Surtout que pour la promo du jeu et sur la boite, on peut voir un Max Payne quittant la neige de New York pour le soleil du Brésil et surtout un Max Payne chauve ( ???), barbu ( ????) et en marcel blanc ( ????). Fort heureusement, dés le lancement du jeu, on se rend compte que ce troisième opus respecte plus la saga de Remedy qu’on pourrait le croire aux premiers abords. On retrouve le thème de Max Payne, et surtout, un Max Payne en costard, avec des cheveux, un flingue dans chaque main, sautant dans tous les coins pour flinguer tout ce qui bouge. Le respect de la saga ira bien plus loin que ça, puisque l’on retrouve la voix off de Max, fort réussie, et comparé à beaucoup de jeux de nos jours, la barre de vie ne remonte pas toute seule, il faudra récupérer les fameux Painkiller (antalgique) pour se soigner. Les gunfights au ralenti sont intenses, les balles que l’on se prend font mal. Mais de nombreux changements opèrent malgré tout.

Max Payne 3 se fait plus cinématographique qu’autrefois, les entre niveaux sont parfois longs, mais heureusement dotés de dialogues parfois savoureux, et finalement, servent également à nous épargner de longs temps de chargement. Ce qui est pratique lorsque l’on fait le jeu pour la première fois, mais assez énervant lorsque l’on retente l’aventure et que l’on voudrait passer certains passages. Si Rockstar respecte son personnage, son univers, le studio prend pourtant quelques libertés et donne une identité nouvelle au jeu, pour le meilleur et parfois pour le presque pire. Si l’on joue un Max alcoolique et accro au painkiller, les cinématiques du jeu usent et abusent d’effets de style pour bien nous montrer l’état dans lequel Max est, mentalement. Si cela fait son petit effet dans les premiers niveaux, les développeurs en abusent rapidement, jusqu’à plus soif, et c’est fort dommage. Un soin certain est tout de même présent constamment dans le jeu, avec un grand souci de détail et autre. Et pour ceux comme moi qui avaient très peur de voir Max chauve en marcel blanc, si ce tour scénaristique n’est pas amené avec beaucoup de finesse (Rockstar hein), il n’arrive finalement qu’au chapitre 7 (sur 14), et on ne trouve notre Max dans ce style que lors de peu de niveaux. Car le jeu, pour brosser le fan dans le sens du poil, nous offre des chapitres qui se dérouleront à New York pour nous faire comprendre comment Max en est arrivé à bosser à San Paolo.

Faire sauter Max dans tous les sens dans des rues enneigées, vêtu de son long manteau de cuir noir, forcément, ça n’a pas de prix. Ces niveaux sont forts en fan service, puisque outre le fait de retrouver l’ambiance des deux premiers Max Payne, on pourra visiter son appartement, évoluer dans les rues, ou encore voir la tombe de la femme de Max. Des grands moments. Si Rockstar respecte la licence et son personnage, qu’en est-il du reste du jeu, ou plutôt du jeu en lui-même ? Et bien ma foi, c’est pas mal du tout, même bon. Si le jeu se retrouve avec quelques défauts comme une durée de vie très courte et un scénario très dirigiste, ou encore des à côtés dispensables voir plutôt inutiles (les défis, des indices à récupérer dans les niveaux), à côté de ça, on se retrouve avec un vrai bon jeu d’action, violent et bourrin comme il faut, qui ne nous laisse que peu de répit. Les ennemis sont nombreux, armés, débarquent de partout, et Max va devoir faire parler la poudre à chaque instant. Si les deux premiers niveaux sont très courts et font office d’entraînement (explications à l’écran, ennemis peu coriaces et non munis de gilets par balles), ça se corse dés le niveau 3, au stade.

Les niveaux se font alors plus longs, plus violents, les ennemis plus nombreux, plus coriaces. Et Max lui, dans un souci de réalisme, ne pourra pas transporter 40 armes et 6000 balles sur lui. Deux armes de poing au max, et une arme lourde (que l’on lâche si l’on prend un pistolet dans chaque main par exemple). Il sera alors primordial de bien choisir ses armes, de ramasser toutes les munitions, et surtout de trouver tous les painkiller que les niveaux mettent à notre disposition, soit en évidence, soit dans des lieux logiques (armoires à pharmacie dans des toilettes ou pièces médicales des lieux visités, ou dans les appartements servants à la fabrication de la drogue). Le jeu devient intense, sans répit, l’histoire, bien que classique, se suit bien et avec plaisir. La descente aux enfers de Max Payne se fait de plus en plus musclée, avec des poursuites en bateau, en bus. Rockstar ajoute à l’univers des jeux quelques nouveautés, comme par exemple le fait de pouvoir achever ses ennemis au corps à corps, de se planquer derrière des murs ou des objets et de tirer à l’aveuglette. Après un dodge (le saut au ralenti), on pourra également rester au sol pour continuer de canarder nos ennemis.

En terme d’action, Max Payne 3 nous en donne pour notre argent et se fait très plaisant à suivre du début à la fin malgré quelques faux pas. La mise en scène se fait spectaculaire, la musique convient parfaitement à l’ambiance, et Rockstar à la bonne idée, pour développer le personnage de Max, alcoolique et dans son monde, de le faire évoluer dans un pays dont il ne comprend absolument pas la langue, et le joueur non plus. L’aspect très cinématographique et dirigiste en refroidira certains, mais cela ne m’a aucunement dérangé pour un jeu comme Max Payne, tant le reste semble suivre. Dommage au final, malgré quelques passages très hardu (on pourra dire que ces passages sont « a Payne in the ass ») que le jeu se termine aussi rapidement en solo, mais un jeu d’action trop long aurait probablement été vite lassant. Rockstar ajoute alors quelques modes supplémentaires, dont un mode multijoueur (que je n’ai pas testé, comme souvent). Les autres modes nous permettront de refaire les niveaux solo pour avoir un bon score sur le réseau, ou à les refaire avec un temps limite, une minute au départ, qui augmente à chaque ennemi tué. Dispensable. En se concentrant uniquement sur son mode solo, Max Payne reste en tout cas un jeu solide, parfois jouissif, parfois un peu trop facile dans son scénario ou autres (n’oublions pas qu’il s’agît du même scénariste que Red Dead Redemption…), mais tout à fait recommandable. Un très bon troisième opus.

Les plus

Scénario simple mais prenant

Retrouver les gunfight qu’on aime

Des niveaux variés

Les cinématiques et leurs dialogues

Les moins

Quelques modes dispensables

L’aspect clippesque parfois envahissant et lassant

En bref : La saga continue en changeant de studio, et heureusement l’univers est respecté. Si tous les ajouts ne sont pas convaincants, Max Payne 3 reste un très bon jeu, avec sa grosse dose d’action bien tendue.

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