Silent Hill 3 (2003 – Survival Horror)

SILENT HILL 3

2003
Studio : Konami
Editeur : Konami
Genre : Survival Horror
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : PS2
Existe sur : Playstation 2 – PC

Synopsis : Heather Mason, une jeune femme de 17 ans, se promène dans le centre commercial de sa ville lorsqu’un détective privé nommé Douglas Cartland l’interpelle pour la questionner. Méfiante, elle lui échappe en se réfugiant dans les toilettes pour dames. En revenant dans le centre, la jeune femme est prise au piège d’un monde cauchemardesque où des créatures immondes arpentent les vestiges de la réalité. Le mal qui la frappe a un air étrange de déjà-vu. Heather devra faire face à son passé et retourner là où tout a débuté: la ville de Silent Hill…

Konami avait livré Silent Hill 2 en 2001, premier opus sur Playstation 2, et épisode le plus réputé de la saga. Quasiment un chef d’œuvre. Difficile dans ces conditions de livrer un nouvel opus sans décevoir les joueurs. Et pourtant, en prenant une direction encore une fois différente, et en offrant une suite au premier opus (pas très beau pour rappel), Konami frappe fort. Car si l’expérience se fait en effet moins intense que le précédent opus, avec un scénario moins psychologique (mais tout aussi intéressant attention), Silent Hill 3 se montre encore plus beau, toujours aussi passionnant, et l’horreur s’y fait plus macabre et malsaine que jamais. Se déroulant 17 ans après le premier opus, le jeu nous met pour la première (et dernière) fois dans la peau d’une jeune femme, Heather. Tout commence par un cauchemar qui met dans le bain par son ambiance malsaine. Nous sommes dans un parc d’attraction, tout y est sombre, rouillé, des peluches ensanglantées traînent par-ci par-là. Ouf, ce n’était qu’un cauchemar, après quelques minutes de jeu, Heather se réveille dans un centre commercial. Elle s’était tout simplement endormie. Nous sommes rassurés, et malheureusement pour Heather, l’aventure commence.

En premier lieu, on pourrait se dire que Konami n’avait rien à ajouter à la saga après la dantesque Silent Hill 2, et pourtant, dans le fond, ce Silent Hill 3 propose pas mal de nouvelles choses ingénieuses. Car si le jeu est malheureusement toujours assez court, l’aventure est cette fois-ci clairement découpée en deux parties (l’opus suivant aussi, mais là c’est une autre histoire). Choix plutôt judicieux finalement, toute la première partie de l’aventure, soit environ 5 heures de jeu (suivant votre choix de difficulté, autant en action qu’en énigmes) se déroule hors de la ville de Silent Hill. Nous jouons Heather qui souhaite rentrer chez elle pour retrouver son père. Pourquoi les enfers se déchainent autour de nous, qui sont ces personnages que nous rencontrons comme Claudia, Vincent ou Douglas, pourquoi y a-t-il des monstres, pourquoi le centre commercial semble désertique ? Ces questions resteront totalement sans réponses pendant la moitié du jeu, nous faisant avancer dans le flou, éprouvant les mêmes sentiments que Heather.

Le jeu opère également quelques changements. Les monstres commencent à se faire plus nombreux et surtout plus féroces qu’auparavant. Konami a d’ailleurs redoublé d’inventivité au niveau du design des monstres pour parvenir à se renouveler, tout en conservant quelques classiques (les infirmières dans l’hôpital). Le reste n’est que nouveautés, la plupart du temps des êtres difformes et dérangeants (et des chiens tiens aussi, grand classique du survival horror). Et forcément, face à ce trop plein d’ennemi, d’autres changements arrivent. Premier point, les armes. Celles-ci sont plus nombreuses, on en trouve plus rapidement, car il faut bien avouer que face à la population de nos cauchemars, mieux vaut être armé. On aura les classiques bout de bois, couteaux, mais également pistolets ou fusils à pompe. Mais Konami ne verse pas non plus dans le trop plein d’action, puisque les munitions restent limitées, et que Heather est plutôt fragile. Du coup, le fait de jouer pour la première fois une jeune adolescente est un très bon point dans la saga, tant cela peut faire monter le stress dans certaines situations. Nouveau bestiaire, nouveaux personnages, nouveaux lieux, mais à côté de ça, l’interface ne change pas. Des portes fermées, des clés, des énigmes plus ou moins difficiles, un lieu après l’autre, et un Silent Hill altéré vraiment sombre et glauque.

À ce niveau, comme dit plus haut, Konami verse après l’horreur psychologique dans une horreur plus macabre, et cela fonctionne à merveille. La mise en scène est à tomber par terre, et Silent Hill 3 demeure encore à ce jour le plus bel épisode de la saga. Les passages cultes s’enchaîneront, notamment dans la dernière partie du récit, tandis que le scénario se fait alors plus clair et surtout bien ficelé. Du très bon boulot de ce côté là. On pourra regretter par contre le manque de nouveautés dans le maniement du personnage. Rien ne change à ce niveau, que ce soit dans le maniement pur et dur, ou dans la gestion de la caméra lors de certains affrontements. Malheureusement, comme ses ainés, Silent Hill 3 se termine également assez rapidement, bien qu’il comporte encore une fois plusieurs fins qui peuvent nous inciter à se replonger dans la brume.

Bénéficiant donc d’une mise en scène de haute volée, d’une ambiance comme toujours malsaine et encore plus macabre (la scène de la salle de bain, ou de la maison hantée), Silent Hill 3 peut encore et toujours compter sur la participation en tant que producteur et compositeur de Yamaoka Akira, qui outre des morceaux d’ambiance nous plongeant toujours dans le bon ton, nous gratifie de quelques mélodies chantées du plus bel effet convenant à merveille aux situations et au ressenti émotionnel de ses personnages. Chaque lieu visité nous plongera dans l’ambiance sombre et torturée autant visuelle que sonore du jeu, que ce soit hors de Silent Hill avec ce centre commercial ou encore les gares, ou dans la ville même avec la visite de l’hôpital (certes déjà visité dans les précédents opus) ou de l’église. Certes moins psychologique et surprenant que le second opus, Silent Hill 3, en étant une suite au premier opus, clôt à merveille ce qui aurait pu être une magistrale trilogie de l’horreur, à chaque fois différente. Malheureusement, c’est ensuite que les ennuis commencèrent pour la saga…

Les plus

De l’horreur macabre

Visuellement le plus beau de la saga

Quelques ajouts intéressants

Une suite au premier opus

Les moins

Un peu court encore, quelques soucis de maniements

En bref : Dernier chef d’œuvre de la saga, Silent Hill 3 terrifie, prend aux tripes. Un poil inférieur à l’horreur psychologique du second opus, mais tout aussi bon.

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